Partie 2 :

Développement historique de l’entrainement des compétences mentales dans le sport

L’entrainement des capacités mentales a été utilisé systématiquement dans l’Union Soviétique dès les années 50. Cet entrainement comprenait l’auto-régulation, l’activation, la confiance, la fixation d’objectifs, la gestion de l’attention et des distractions.

La préparation mentale n’a été utilisée de façon systématique aux USA qu’à partir des années 80. Les premières techniques se concentraient autours des capacités de communications, de la dynamique d’équipe, de la relaxation et de l’utilisation de tests psychologiques.

Efficacité et utilisation de la Préparation Mentale

La préparation mentale est jugée comme très importante pour 81% des sportifs d’élite. Cependant, ceux-ci ne sont que 44% à l’utiliser fréquemment et ils ont tendance à le faire plus souvent en compétition qu’à l’entrainement. De plus, les athlètes internationaux utilisent davantage les techniques de préparation mentale que les athlètes nationaux.

Cette partie reprend les principales techniques utilisées en préparation mentale afin de déterminer leur efficacité.

Imagerie

L’imagerie mentale (ou visualisation selon certains auteurs), est la méthode la plus utilisée par les sportifs. Il a été démontré que l’imagerie permet d’améliorer la performance, d’augmenter la force, l’endurance musculaire, la confiance en soi, la motivation ou encore l’attention ainsi que les capacités de recherches visuelles.

L’explication cognitive serait que l’imagerie agirait comme un priming des plans mentaux correspondants aux « réponses parfaites ».

Selon l’explication des états psychologiques en revanche, l’imagerie aurait une fonction motivationnelle en aidant les athlètes à avoir plus de confiance, à être plus concentrés et avoir un niveau d’activation optimal.

Fixation d’objectifs

La fixation d’objectifs n’améliore pas la performance en tant que telle, mais permet des comportements qui, eux, vont améliorer la performance. Ainsi, lorsque les objectifs sont correctement déterminés, ils vont permettre de fournir plus d’efforts, une plus grande intensité, plus de persistance, une amélioration dans la résolution de problèmes et une plus grande attention sur les tâches spécifiques à l’objectif.

Self-talk – Discours interne

Le discours interne correspond au dialogue interne utilisé par les sportifs pour interpréter leurs émotions, leurs sensations et pour se parler à eux-mêmes. Cette technique est utilisée par 80% des athlètes de l’US Olympic. De nombreuses études ont démontré que le discours interne, lorsqu’il était bien planifié, pouvait améliorer la performance et l’acquisition de compétences. Différents types de discours internes peuvent être efficaces pour différents types de sports. Ainsi, un discours interne axé sur les instructions sera particulièrement efficace dans les sports de précisions tandis qu’un discours interne motivationnel sera plus efficace pour les sports de puissance. Enfin, le discours interne permet d’améliorer l’effort, la gestion des émotions, la relaxation, l’attention, la confiance et l’évaluation de soi.

La relaxation

Davantage utilisée chez les athlètes d’élite à succès, elle n’impacte pas la performance mais plutôt le bien-être. En outre, elle permet également aux sportifs d’économiser leur énergie. La relaxation est rarement utilisée seule dans la littérature. De ce fait il est difficile de déterminer spécifiquement son efficacité.

Méthodes multimodales

D’autres techniques sont régulièrement utilisées et combines des aspects de plusieurs techniques. Par exemple, l’hypnose et la méthode du biofeedback augmente la performance.

Tenenbaum, G., & Eklund, R. C. (Eds.). (2007). Handbook of sport psychology. John Wiley & Sons.

Publié sur le site psyintegrative.fr en septembre 2020

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